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Interview de Ludovic Lambour pour Baal (kstr)

Retrouvez cet entretien dans la rubrique Webzine : Baal - Deux destins pour un premier album

Interview d'Alexis de Raphelis pour Le bloc (Sarbacane)

Retrouvez cet entretien dans la rubrique Webzine : Le bloc - la cité en mode caméra à l'épaule

Interview de Baru

Votre dernier album est l’adaptation du roman de Pierre Pelot « Pauvres zhéros » chez Casterman. Comment s’est passée votre collaboration ?

Pierre Pelot m’a donné un bouquin et il m’a dit démerde toi. Et c’était exactement ce que je voulais. Au départ je lui avais demandé de m’écrire une nouvelle que j’aurais scénarisée pour en faire une bande dessinée. Parce que la littérature ce n’est pas de la bande dessinée. Donc j’ai attendu la nouvelle qui n’est jamais venue. Cela faisait des années que nous voulions travailler ensemble et il m’a dit : « Ecoute j’ai un vieux bouquin qui est épuisé depuis une éternité, il date des années 80, moi je l’aime bien, je pense que cela devrait coller ». Il m’a donné « Pauvres zhéros » et effectivement j’ai pensé qu’il l’avait écrit pour moi. Je l’ai lu une fois, deux fois, trois fois, pour être sûr de bien faire le tour et après j’ai écris un scénario à partir de ce bouquin-là.

Comment cet album a trouvé sa place dans la nouvelle collection Rivages/Casterman/Noir ?

Déjà, n’ayons pas peur des mots, c’est le meilleur bouquin de la collection pour les cinq qui sont déjà parus mais aussi pour les autres qui vont venir après. N’oubliez pas de le noter ça (rires). C’était un vieux projet que l’on avait avec Pelot, en fait on est du même coin, lui est Vosgien et moi je suis Meurthe et Mosellan, nous avions des amis communs et on a finit par parler. Il se trouve qu’il est un grand amateur de bande dessinée, il est d’ailleurs scénariste de bande dessinée (H.A.N.D. Ndr). Du coup nous étions en familiarité évidente, d’autant plus que son fils fait aussi de la BD et comme c’est un petit milieu on a décidé pour finir de travailler ensemble. Moi j’aimais bien son univers, notamment sa veine « noir » et je lui avais demandé de m’écrire un petit polar. Et donc une fois que nous avions décidé de nous mettre au travail autour de « Pauvres zhéros », je me suis retourné vers mon éditeur, Casterman, car il était convenu que l’album suivant « L’enragé » (Dupuis, Aire Libre) se ferait chez eux. Ce qui tombait bien car il lançait leur nouvelle collection avec Rivages. Seul problème, le roman de Pierre Pelot ne faisait pas partie de la collection « Rivages ». Pelot s’en est ouvert à Guerif (éditeur chez Rivages. Ndr) qui a décidé de rééditer le roman chez Rivages. « Pauvres zhéros » n’était donc pas prévu au départ mais maintenant il fait bien partie de la collection.

Pierre Pelot étant lui-même scénariste de BD, est-il intervenu pour l’adaptation de son roman ?

Non pas du tout. Je lui ai proposé de lire le scénario mais il a refusé, à la limite il trouvait ça presque indécent. Simplement, lors de l’adaptation, j’ai repris les dialogues et comme j’ai le défaut de faire parler tous mes personnages de la même façon, j’ai demandé à Pierre Pelot de regarder les dialogues pour les « recaractériser » un petit peu plus. Il a changé deux ou trois trucs et m’a dit que cela roulait. Mais je lui ai tout de même montré le scénario avant d’attaquer l’album pour savoir s’il était plus ou moins d’accord. A partir du moment où je l’ai senti emballé je suis parti. Ensuite, je lui ai envoyé des planches au fur et à mesure. Voilà, ca c’est passé comme ça.

L’adaptation d’un roman existant est-elle plus ou moins aisée que l’écriture d’un scénario ?

Je ne sais pas. A mon avis il ne s’agit pas de la même chose. Quand tu écris un scénario, c’est ton univers. Ce sont les éléments que tu as pu rassembler, c’est toute la cuisine qui préside à un accouchement comme celui-là. Pour une adaptation, le récit existe déjà, l’univers est déjà présent. Après cela dépend de ce que l’on en fait. Soit on le respecte à la lettre et auquel cas pour faire un bouquin comme « Pauvres zhéros » il faut 600 ou 700 pages, soit on trahit. Et je me suis efforcé de ne pas trahir sur le fond, j’ai vraiment essayé de rendre compte ce qui sous-tend tout le roman. J’ai fait une lecture de « Pauvres zhéros » comme étant une chronique de l’enfermement social, avec tous les enfermements que cela comporte. A partir de là, j’ai centré mon histoire là-dessus. Et il se trouve que pour Pelot, c’était aussi le sens qu’il donnait à son roman. On a été en accord parfait sur ce point-là.

Pierre Pelot est originaire de la même région que vous, le fait que le récit soit situé dans un environnement plutôt rural…

Ce n’est pas rural. Regardez bien les décors, ce n’est pas un village, c’est une petite ville avec des friches industrielles. Dans les Vosges, c’est l’industrie textile qui a existé pendant 150 ans. L’histoire de « Pauvres zhéros » est construite sur les ruines de cette industrie et toutes ces petites cités d’ouvriers. Et ces gens là, ils sont d’abord perdus parce qu’il n’y a plus de boulot, la méchanceté vient de là, de cette violence qui leur est faite. Au lieu de la retourner contre ceux qui leur prodiguent, ils la retournent entre eux.

La banlieue plus urbaine vous a attiré à quelques reprises (L’enragé, Bonne année), vous prévoyez d’y retourner un jour ?

J’ai commencé à faire de la bande dessinée pour mettre en avant la culture ouvrière. J’ai regardé comment elle évoluait et ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Elle n’existe plus. En tout cas elle ne se reconnaît plus en tant que classe ouvrière. A la place des cités horizontales que nous connaissions, maintenant, à coté de nos usines, ce sont des cités verticales mais je pense que la population est toujours la même. Ce ne sont plus des italiens, ce sont des maghrébins, des africains, etc. Donc tout naturellement je continue à travailler là-dessus. Je pense que mon boulot se fait sur l’époque contemporaine et lorsque je raconte des histoires qui ont à voir avec le passé, c’est toujours pour éclairer ce qui se passe aujourd’hui. Depuis que je fais des bandes dessinées, je travaille sur la question de la mobilité, du mouvement. Qu’est-ce qui fait que l’on essaye de ne pas rester à l’endroit où les déterminismes sociaux nous ont obligé à rester ? Comment échapper au déterminisme social ? Et si vous regardez « Pauvres zhéros », c’est caractéristique, il n’y a plus de mouvement. Ca, pour moi, c’est un des pôles extrêmes de mon travail. J’ai pris ce truc-là parce qu’à l’évidence cela collait parfaitement avec mes préoccupations.

La conjoncture vous inspire-t-elle ?

J’ai besoin d’un peu de temps. Il faut toujours de la distance pour parler des choses et essayer de donner un point de vue un peu pertinent. Donc c’est un petit peu trop frais. Je ne voudrais pas dire que cela m’amuse mais pas loin.

Cela vous fera de la matière pour plus tard ?

Je ne sais pas. Zola avait écrit l’Argent et il en parlait déjà, la bourse c’est vieux comme le capitalisme. Les soubresauts et les anecdotes de la bourse moi je m’en fous. Quand un trader se jette par une fenêtre ça me fais rigoler. Par contre ce qui va nous arriver derrière, ça, cela m’intéresse et je vais l’observer. Les bagnoles qui crament, il ne fallait pas être devin pour le deviner. Je l’ai mis en scène dans « L’enragé », dans le deuxième tome, et au moment où je l’ai fait, quinze jours après ça a cramé. J’ai eu peur, je me suis dis « quand même ce n’est pas de ma faute » (rires).

L’humour est souvent présent dans vos albums, même dans les récits les plus sombres. C’est une nécessité pour faire contrepoids ?

Oui, c’est pour faire contrepoids. Et puis je pense que lorsque tu arrives à être drôle, cela te rend plus intelligent. A la limite, plus t’es drôle sur une situation plus t’es capable de la maîtriser, de la comprendre et de l’analyser. L’humour d’une situation va avec son intelligence.

Vous parliez de mobilité en termes de promotion sociale mais on a souvent utilisé le terme d’errance pour vos personnages. Mobilité d’échelle sociale mais aussi mobilité physique donc ?

Une mobilité physique et une mobilité matérielle. Mais la mobilité physique que je mets en scène c’est la métaphore de l’autre. Et je raconte des histoires de mobilité parce que c’est ça qui m’intéresse. Mais même dans mon dessin, j’ai un dessin très mouvementé. Je suis obsédé par ça.

Votre prochain projet ?

C’est une mise à distance de beaucoup de choses, c’est une récréation pour moi. C’est un hommage à un cinéma que j’aime beaucoup qui est malheureusement défunt. C’est le cinéma de gangsters de série B mais qui est devenu culte en France. Je pense notamment au cinéma de Lautner. C’est un hommage aux « Tontons flingueurs » « Laissez aller c’est une valse », aux « Barbouzes ». C’est une histoire de casse. Je pense que je vais garder le titre, ça s’appelle : « Fais péter les basses, Bruno ». Cela n’a rien à voir mais dedans il y a l’histoire d’un gamin qui arrive clandestin en France parce qu’il est fou de football et qu’il veut jouer en France dans une équipe de football.

Chez Casterman également ?

Non. Je m’efforce maintenant de ne pas être monomaniaque du coté de mon éditeur. Je ne veux pas tout faire chez le même éditeur. Là, apparemment, cela va se faire avec Claude Gendrot, donc chez Futuropolis. Je travaille avec des gens que j’aime bien. Si je ne m’entends pas bien avec un éditeur ou qu’il n’est pas intéressé par mon travail, je n’y vais pas.

On va avoir droit à un beau livre.

Ca va être un peu long. J’aspire à un petit format (comme celui de « Pauvres zhéros ») en trois strips, autour de 150 pages. Mais il ne faut pas l’attendre avant 2010.

Nous sommes au festival de St Malo. Qu’est-ce qui fait la différence entre ce festival et les autres ?

Déjà le lieu. Il faut être clair. Sans vouloir faire du racisme géographique, on vient plus facilement à St Malo qu’à Malzéville juste à coté de Nancy. Et puis St Malo commence à être un gros festival, plutôt sympa, assez détendu, ça ne se prend pas trop au sérieux. Sur le plan théorique il n’y a pas de contribution fondamentale à un travail savant sur la bande dessinée à St Malo. Il y a quelques endroits où on se prend un petit peu le choux pour savoir ce qu’est la bande dessinée, ce n’est pas le cas ici. Il ya des festivals sympas ailleurs aussi, mais ici c’est sans fausse note.

Pour finir, une anecdote drôle (ou pas) à propos d'un festival auquel vous avez participé sur une rencontre avec des lecteurs ?

Oh mon dieu ! Il y en a des tonnes. Drôle je ne sais pas. Une galère on en a toujours. Le pire c’était une fnac à Dijon où j’étais invité. Lorsque j’arrive à la fnac, déjà j’ai du mal à trouver le rayon BD, je tombe sur quelqu’un qui m’envoie vers la responsable BD que je cherche dans tout le magasin. Quand j’arrive à la trouver : « Ah oui qu’elle me fait, c’est vrai. Venez avec moi ». Et là j’ai du porter une table et l’installer et puis j’ai posé la chaise et j’ai dis : « Excusez-moi mais je m’en vais ». Cela ne l’a pas dérangée outre mesure.

Interview réalisée par L. Cirade, L. Gianati et T. Pinet

Interview de Frederik Salsedo et Nicolas Pothier, auteurs de Ratafia


Double événement cette année au festival de Saint-Malo pour Ratafia, la série créée par Nicolas Pothier et Frederik Salsedo. Tout d'abord la sortie en avant-première du tome 5, Le nénuphar instantané. Mais aussi une exposition haute en couleur consacrée à Romuald et à ses acolytes.

FREDERIK SALSEDO

Quel est votre sentiment de voir à Saint-Malo une exposition consacrée à Ratafia ?

Nous sommes très fiers de voir cette exposition à un festival comme Saint-Malo, qu’on adore. C’est vraiment un honneur.

De quelle manière avez-vous travaillé à sa préparation ?

L’exposition a en fait été préparée par l’association « On a marché sur la bulle » qui a réalisé un boulot remarquable. Ce fut une véritable surprise pour nous puisque nous n’avons quasiment rien vu de sa préparation. Montée spécialement pour le festival d’Amiens cette année, elle est désormais devenue itinérante.

Dans le tome 5, contrairement aux autres, il n’y a pas de résumé des épisodes précédents au début de l’album. Pourquoi ?

Car c’est un one-shot indépendant qui ne nécessite pas forcément d’avoir lu les tomes précédents et qui inaugure de nouvelles aventures : première aventure sans carte au trésor, première aventure à terre, première aventure qui tient dans son intégralité en un seul album.

Est-ce le début d’une série de one-shot se déroulant dans des pays différents ?

Il n’y a pas, pour l’instant, de plan prédéfini.
Ratafia représente aujourd’hui le pilier du catalogue Milan. Cela vous apporte plutôt plus de contraintes ou plus de libertés ?

Nous n’avons jamais eu d’obligations. On signe album par album les contrats sans être tenus d’en faire un nouveau. On a commencé la série en faisant exactement ce qu’on voulait, sans aucune contrainte, et ça continue aujourd’hui. La seule pression réside peut-être au niveau du temps de réalisation d’un nouveau tome, une fois qu’il a été entamé, pour des soucis évidents de visibilité.

Ce soir est organisée une soirée surprise en l’honneur de la sortie du 5ème tome de Ratafia. Est-ce une surprise pour vous aussi ?

Oui. On adore les surprises !

Avez-vous une anecdote à nous raconter sur un événement insolite survenu lors d’un festival ?

Pas de souvenir précis, sinon des lendemains de fêtes où il faut se remettre quand même devant sa table de dédicaces avec la nausée et une grosse barre dans le front.


NICOLAS POTHIER

Après un quatrième tome se déroulant presque exclusivement sur l’eau, le cinquième est au contraire beaucoup plus « terrien ». Est-ce une volonté de changer d’ambiance ou un simple hasard ?

Quand on a commencé Ratafia, on ne savait pas vraiment si la série allait durer ou pas. J’avais trouvé le prétexte de mettre la carte au trésor, élément qu’il a fallu après assumer. D’ailleurs, de 3 tomes prévus au départ, l’histoire s’est déroulée finalement sur 4 albums. Mais ce n’était pas du tout prémédité. Sans réelle ligne directrice, le scénario, sorte de road-movie sur l’eau agrémenté de blagues, de références et de jeux de mots, pouvait tenir sur un bout de papier. C’est d’ailleurs ce qui a pu plaire. Sur le tome 5, on a voulu revenir à un one-shot, qui resserre la narration. Il est, dans ce sens, beaucoup plus réfléchi.

Pour la suite, pensez-vous privilégier le one-shot ou bien renouer avec une série de quelques tomes ?

Plusieurs discussions sont en cours, avec une préférence pour le one-shot.

Avec des escales ?

Par exemple. On aimerait trouver un thème. Pas forcément celui du voyage mais pourquoi pas celui d'une enquête sur le bateau. Après, tout dépend des inspirations du moment. Frederik Salsedo part sur un one-shot avec un autre scénariste, ce qui risque de retarder la sortie du tome 6.

En dehors de Ratafia, avez-vous d’autres projets ?

Je travaille actuellement avec Brüno sur Junk, western en 2 tomes, avec des changements éditoriaux annoncés : une partie du catalogue de Treize Etrange part chez Glénat. Ainsi, le premier tome de Junk, ainsi que Voies Off, passent chez Glénat. De même, le deuxième tome de Junk va sortir sous le label Treize Etrange appartenant désormais à Glénat. On a donc dû temporiser un peu avec Brüno ne sachant pas à quelle sauce on allait être mangés. Il n’a pas attaqué le tome 2 de Junk aussi rapidement qu’il l’aurait souhaité. A priori, la sortie est prévue pour la rentrée 2009 alors que je pensais le sortir avant l’été. Je suis également en train de travailler pour d’autres projets chez Glénat.

Dans quel registre ?

J’aimerais bien quelque chose qui ressemble un peu à Ratafia, qui m’a collé une étiquette d’auteur humoristique. J’ai attaqué un projet qui a aujourd’hui besoin d’un dessinateur. D’ailleurs j’en profite pour passer une petite annonce : « scénariste cherche dessinateur » (rires). J’aimerais aussi travailler sur autre chose avec Brüno après la sortie du tome 2 de Junk.

Seriez-vous tenté pour revenir à quelque chose de plus réaliste dans la veine de Voies Off ?

Absolument. Même si rien n’est encore signé, j’aimerais pouvoir retravailler avec Yannick Corboz qui vient de sortir un album chez Delcourt (le tome 2 de Célestin Gobe-la-Lune). On travaille d’ailleurs actuellement ensemble sur des projets BD en rapport avec les jeux video. Cette collaboration a permis de se recontacter ce qui n’est pas forcément évident quand un auteur, a fortiori un dessinateur, part sur un autre album, ce qui lui prend souvent 8 ou 9 mois. On doit d’ailleurs réaliser le tome 2 de Woody Allen chez Nocturne, le 1 étant celui qui a le mieux marché dans la collection « BD Ciné », même si aujourd’hui il existe des problèmes de droit sur la musique passant dans le domaine public. Le scénario et le story board sont prêts.

Ratafia est un peu le pilier des éditions Milan. Cela vous apporte plutôt plus d’obligations ou plutôt plus de libertés ?

Le seul problème aujourd’hui concerne l’avenir un peu flou de la BD chez Milan. Pour le reste, il n’y a aucune pression sinon celle qu’on se pose nous même pour une série qui commence à bien marcher. On a profité du fait d’être dans une petite structure. Le même succès chez d’autres éditeurs ne nous aurait sûrement pas permis d’obtenir une telle vitrine. Nous sommes conscients de notre chance. Aujourd’hui, ça nous ouvre des portes vers d’autres maisons qui nous sollicitent, en plus de Glénat, même s’il faut bien entendu apporter des projets qui plaisent aussi. On fait toujours les choses qui nous font envie. Maintenant, peut-être que Milan va faire pression pour ne pas attendre trop longtemps la sortie d’un nouveau tome…

Quelle est pour vous la particularité de Saint-Malo par rapport aux autres festivals ?

Saint-Malo, c’est tout d’abord une ambiance. C’est à la fois un grand et un petit festival. Petit par rapport à Angoulême, sans son côté « industriel », et grand par rapport à la majeure partie des autres manifestations, avec un aspect pro en plus. Etre près de la mer est aussi quelque chose de particulier, encore plus cette année avec l’exposition Ratafia qui revient d’Amiens et qui a été louée par Saint-Malo. D’ailleurs, quand on voit que celle-ci se trouve à côté de celle de Guarnido ou de celle des 20 ans d’Aire Libre, c’est à la fois très flatteur et presque inespéré. Le tome 5 y est présenté en avant première puisque la sortie officielle aura lieu seulement début novembre. Et le tout sera fêté lors d'une soirée Ratafia. Bref, tout s’est conjugué cette année pour qu’on soit vraiment contents d’être là. Avant la BD, je ne m’étais jamais rendu à Saint-Malo et c’était pourtant un festival où j’avais toujours eu envie d’aller. Ce sont finalement les pirates qui m’ont permis d’y venir, à l’occasion de la sortie du tome 1 de Ratafia. On a un grand plaisir à y retourner tous les ans, un peu comme au festival d’Amiens d’ailleurs, avec lequel il y a de nombreux points communs. Dans les deux cas, les organisateurs connaissent bien la BD. Néanmoins, Amiens conserve une saveur particulière puisque ce sont eux qui ont monté l’exposition Ratafia en plus d’avoir toujours soutenu la série dès le début. Forcément, entre ceux qui ne nous aiment pas et ceux qui nous aiment bien… le choix est vite fait (rires).

Interview éalisée par L. Cirade et L. Gianati

Quai des bulles 2008 - C'est fini !

Pour aujourd'hui... d'autres images et des interviews à venir dans les semaines qui viennent.

Quai des bulles 2008 - Séances dédicaces partie 5

C Meurisse - Mes hommes de lettres


O Vatine pour un sketchbook Comixburo

T Montaigne - Le cinquième évangile


L Durbiano - Trésor


Ph Delaby - La complainte des landes perdues



Th Cadène - Rosalinde



Catel - Kiki de Montparnasse

Quai des bulles 2008 - Séances dédicaces - Spécial Kérascouet / Miss pas touche

M Pommepuy pour une dédicace de Miss pas touche en sept étapes







Quai des bulles 2008 - Séances dédicaces partie 4 Spécial I Dethan

I Dethan - La maison aux 100 portes



Quai des bulles 2008 - Séances dédicaces partie 3


G Lemercier - Les arcanes d'Alya

E Bravo pour Jules


Run - Mutafukaz


Ted Naifeh - Courtney Crumrin

JM Arroyo - Pierre Beaumont

Th Plus - Dog et moi

Quai des bulles 2008 - Séances dédicaces partie 2


M Eskenazi - Le maillot rouge

M Eskenazi - Le maillot rouge

Fouquart pour un sketchbook chez Comix Buro

C Gaultier - DMP - 83 Sans un bruit

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