Accueil > Tessa et compagnie

That's All Folks !!! See you soon and merry Christmas !!!

Voili voilà! Toutes les bonnes choses ont une fin, et le plaisir que j'ai eu à animer ce Blog va s'arrêter ! Alors tout débord, merci à Nexus 4 et à toute l'équipe Bd'Gest pour l'invitation ! J'espère avoir été à la hauteur de votre attente les gars! Merci, ensuite, à toutes celles et ceux qui ont posté des comments ici, mais aussi sur tous les autres sujets-forums ou j'avais annoncé l'event, et à chaque fois que j'allais signaler une update( 'tain, je me vandamise, je call franglais! ha ha ha bref...). Merci aussi aux lecteurs et auteurs qui m'ont envoyés moults pm et mails pour me dire que ce que je montrais ici était très instructif et sympa. Ouf! Vu le temps que ca m'a pris, et alors que je suis en double bouclage, j'avous que votre soutient m'a fait chaud au coeur! Bref, merci à toutes et à tous pour votre enthousiasme!!! J'espère sincèrement avoir pu vous montrer, ne serait-ce qu'un tout petit peu, ce qu'est la vie d'un auteur, sans voyeurisme, ni égotrip...

Bon, mais en parlant d'égotrip, et avant de partir, je serai un peu le roi des crétins si je n'utilisais pas pour mon dernier post cette superbe tribune pour faire un peu ma comm' sur ce qui vous attends pour 2009 et après!!! Et comme c'est bientôt Noel, je vous balance plein plein plein d'exclues!!!

A tout bientôt comme disent nos amis Belges!!!;)

La bise.

Louis

Alors, commençons par Husk tome 2, à sortir en Février 2009, ou j'assure le scénario, avec Arnaud Boudoiron aux dessin et couleurs. Voici la maquette de couv complète, ainsi que 3 pages, à divers étapes d'avancement:

Ensuite, un gros focus, et pleins d'exclues pour 42! Je rappelle que le logo générique devient Tessa-42 à partir de la réédition du tome 1, en mars 2009, soit en même temps que la sortie du Tessa tome 5. Nous avons laissé tombé la double numérotation. Les tomes auront donc une numérotation classique. Les deux premiers tomes sont très liés à la saison 1, et posent des éléments pour la saison 2. Les tomes 3 à 6 quant à eux seront des éléments de base pour la dite saison 2 ! Comme d'hab, les deux séries se lisent en combiné, mais peuvent se lire indépendamment l'une de l'autre... Mais sachez qu'on les construit vraiment imbriquées, et de façon cohérente pour avoir quelque chose de vraiment complet. On ne réinvente pas la roue, on essaie juste de vous proposer du grand spectacle grand public, que vous passiez un agréable moment.

Voici donc, pour info, la couv de la réimp du tome 1 à venir, vous voyez, pour ceux qui ne connaisse pas 42, que l'héroine est celle que l'on voit à droite( sur la couv) de Tessa sur le Tessa tome 5;) J'ai assuré le scénar et le dessin, et Seb lamirand les couleurs, pour ceux qui n'ont pas ce tome.

Au tome 2, qui sortira en Novembre 2009, je suis toujours au dessin avec Seb aux couleurs, mais c'est Jim Lainé qui s'est collé au scénar! Ce tome est très lié au mystérieux robot qui a attaqué Tessa dans les tomes 1 et 4, et a ce qui se passe à la fin du tome 5 ! Révélations inside!!!

Le tome 3, prévu pour début 2010 sera assuré par Anne Rouvin au dessins, Jean Luc Cano au scénar et le binôme Sébastien Brunet et Claire Lespinasse aux couleurs. Voici la page 2, et plusieurs études !

Et enfin, une preview du tome 4, qui sera le premier d'une trilogie sur un seul A.I, à trois étapes de sa vie. Avec Geyser aux dessin et couleurs , et toujours Jean-Luc Cano au scénar. Le tome 4 sortira fin 2010. Les deux autres sortant en 2011.

Plein d'études et 2 planches.Enjoy!!

Et enfin, à tout seigneur tout honneur je conclurai par Tessa, of course, avec un rappel de la couv du tome 5. Mais surtout, deux pages couleurs!!! Sortie en Mars 2009 !

Ps: Vous pouvez suivre mon propre blog, je le mets à jour régulièrement!!!;)

http://www.tessa-42.fr

Le blog de Serial Color:

http://serial-color.blogspot.com

Le blog de Seb Lamirand:

http://seblamirand.blogspot.com

Le blog de Geyser:

http://www.w-o-rm.blogspot.com

Le blog d'Anne Rouvin:

http://larouvin.canalblog.com

A votre tour!!!;) Prenez vos crayons!!!;)

Bon, alors, avant dernier post pour moi, et je laisse la place! J'ai essayé de montrer ce qu'était la vie d'auteur de BD, mais peut être, parmis les lecteurs ici présents, cela demange t'il certains de s'y coller. Donc, pour pouvoir vous jeter à l'eau, je vous conseille les vieux, mais toujours efficace, tomes de "l"art de la BD" chez Glénat par Duc. Mais en plus récent, il y a une collèc super sympa et bien foutue aux éditions Eyrolles. Mais pour cela, je vais donner la parole à celui qui a conçu cette collècs, j'ai nommé, l'omnopoilu Jean-Marc Lainé !(Je vous préviens, c'est un bavard!!!;)( Au fait, il y a pas mal d'extrait de Tessa, et d'autres de mes prods dedans, ainsi que des Péru, et de toute la bande de potes qu'on est, mais pas seulement;)

-Bonjour Môssieur Jimbo Jim, Jim, Jean-Marc Lainé, Môssieur le spécialiste du dessin de caillou,Wolvepopey AKA le loup blanc...

Hein ? Où ça ? Derrière moi ? Vite, un autographe ! ! !

- T'es qui toi ? Présente-toi ! Nom, prénom, age, taille et tour de taille !!! Et que ça saute !

Chef oui chef ! Je m’appelle Jean-Marc Lainé, mais comme j’ai longtemps bossé dans les comics, avec des auteurs américains, pour qui les prénoms composés, à part Billy Bob et Pamela Sue, sont des curiosités un peu imprononçables, j’ai été rebaptisé « Jim », sur le modèle de Jeff pour Jean-François (tu prends le J, tu prends le M, ça fait Jim, voilà). J’ai 37 ans, je fais 1m78 et je pèse un peu trop par rapport à ma taille. Je suis divorcé, célibataire, sans enfant. Je suis né en Normandie, où je suis retourné vivre peinard il y a un an et demi, après avoir passé huit ans sur Paris, pour travailler sur les comics et les albums de Semic notamment. C’est là que j’ai fait la rencontre de tas de rédactions (les Humanos, Toth, Pif-Gadget, Soleil, Delcourt…) et de nombreuses personnes dans la profession (François Corteggiani, Gil Formosa, Olivier Vatine, Didier Crisse, Victor De La Fuente, Ciro Tota…), et toute une « nouvelle génération » qu’on a vu apparaître dans la première moitié de la décennie : Olivier Peru, Phil Xavier, Alexe, Nicolas Mitric, Mauricet, Alain Henriet, Arnaud Boudoiron, et toi, bien entendu. Et donc, depuis quelques années, je suis devenu scénariste (en plus de quelques autres trucs ici et là…) et indépendant, ce qui m’a permis de m’échapper de la tourmente parisienne.

- Tu viens d'où ? professionnellement parlant ? C'est quoi ton parcours ?

J’ai fait des études de lettres. Je suis resté cinq ans, je dois donc en être à la lettre E. Au lycée, j’étais parti pour des études de droit (et tout le reste de travers, comme disait Coluche). Mais j’ai eu comme qui dirait des doutes sur l’aspect juste du métier d’avocat. Et sans doute aussi que, fainéant comme je suis, j’ai eu peur de la somme de travail nécessaire pour y parvenir. Bref, l’un dans l’autre, je suis allé en fac de lettres, avec une double idée : faire des études pour le plaisir (parce que bon, faut être honnête, des études de lettres, ça ne mène à rien, faut faire des formations par la suite, pour devenir prof, journaliste ou bibliothécaire, ça sert pas à grand-chose, si ce n’est ouvrir au monde et épaissir la culture générale…). Mais j’ai toujours voulu faire de la BD. Je me suis plutôt orienté vers le scénario, parce que je n’assurais pas assez question dessin (sans doute, là aussi, qu’il y avait trop de travail à fournir et que j’étais trop fainéant pour bosser). J’étais dans le même collège puis lycée que Denis Bajram (et que le frère cadet du juge Van Ruymbeke, mais ceci est une autre histoire), on est devenus potes et on a commencé à produire des pages ensemble. On s’est attelé à une mini-série consacrée au Doctor Doom, l’ennemi des Fantastic Four chez Marvel. Un truc qui nous a tenu des mois, et qui nous a appris (en tout cas, qui M’A appris) plein de choses. Ça n’a jamais abouti, mais ça a servi à nous mettre le feu ! Plus tard, Denis est passé par la fac de science, puis il est revenu aux Beaux-Arts et aux Ars Déco. Grâce à moi, alors que j’écrivais dans Scarce, il a livré des illustrations et des BD pour « le magazine au goût américain ». Ensuite, il est allé au Goinfre, et le zine a chopé un prix à Angoulême durant « ses » années. Bref, il se faisait son réseau… De mon côté, je commençais à rencontrer des gens, à m’occuper du stand de Scarce sur des festivals, et à orienter mes études : j’ai fait une maîtrise et un DEA sur la BD, par exemple. Quand je me suis retrouvé d’abord prof (de français, latin et histoire-géo, va comprendre) puis au chômage, j’ai pris un papier et un crayon, parce que c’était à peu près le seul truc que je pouvais financer à l’époque (je n’avais pas d’ordinateur, et pas le budget pour). J’ai commencé à faire des illustrations pour un pote, qui sont remontées à Scarce via Sylvain Delzant qui était tombé dessus, et Thierry Mornet, qui était secrétaire d’édition à Scarce, m’a offert de faire une couverture. Ce fut celle du numéro 51, avec des couleurs d’Aleksi Briclot. Puis Thierry a fait mon portfolio dans l’Inédit, ce qui m’a valu d’être repéré par Soleil. J’ai donc commencé un album, sur scénario de Dominique Latil, mais au bout de huit mois, le projet est tombé à l’eau. À l’époque, j’avais quitté l’Éducation Nationale, je faisais des illustrations de pub, et Thierry Mornet était passé chez Semic. J’ai commencé à dessiner des couvertures pour les Pockets (Rodéo, Kiwi, Spécial Rodéo, Spécial Zembla, Mustang…). Bref, j’étais surtout dessinateur, à l’époque. Quand Thierry a remonté une équipe parisienne, j’ai fait partie des heureux élus, parce que je bossais pour lui comme documentaliste et chroniqueur depuis quelques années, et je suis devenu « responsable éditorial », chargé de la moitié de la production comics. J’ai passé cinq ans et demi chez Semic. J’ai appris les rouages de l’édition, j’ai vu le passage du film d’impression au « tout-CD », bref, des années passionnantes. Parallèlement, je me suis remis à écrire. Les Pockets avaient un tout petit budget de création, qui permettait de financer quelques pages par-ci par-là. Quand j’ai vu que ça se développait, j’ai commencé à proposer des histoires. J’ai même dessiné quelques épisodes de Zembla (pas les meilleurs, loin de là…). C’était un vivier de création avec plein de jeunes auteurs, plein d’idées, plein de projets. J’ai créé deux séries personnelles, dans les Pockets : Spiro Anaconda avec Toni Fejzula et Dolorès avec Luigi Merati. Comme toujours, l’encadrement éditorial de Thierry Mornet était très dynamisant. Et au début de ma période Semic, je me suis acheté mon premier ordinateur, ce qui m’a permis de me consacrer à l’écriture et de développer une méthode un peu plus structurée (jusque-là, j’écrivais mes scripts à la main, avec le storyboard à gauche et le texte à droite, et j’envoyais des photocopies ou des fax. La préhistoire !). De fil en aiguille, j’ai commencé à montrer des projets. Grâce à toi, j’ai rencontré Geyser qui s’est lancé sur le projet Omnopolis (dont le troisième et dernier volume sort en début 2009, qu’on se le dise). Grâce à Semic, j’ai rencontré François Corteggiani, qui m’a ensuite ouvert les portes de Pif-Gadget. Et grâce à Pif-Gadget, j’ai rencontré Jean-Luc Cochet, le rédacteur en chef du Journal de Mickey… Et c’est là que j’ai plus ou moins renoncé au dessin, pour me consacrer à l’écriture.

-T'as fais une école?

C’est assez amusant, comme question, parce que, en fait, j’ai toujours considéré que les écoles spécialisées étaient assez inutiles dans nos métiers. Rien ne vaut l’enseignement sur le tas. Et pourtant, le spectre du professorat semble me poursuivre depuis des années. J’ai été prof quelques années pour échapper au chômage, et ensuite, je suis revenu vers les écoles en animant des ateliers BD dans des structures scolaires. J’ai récemment claqué la porte bruyamment, mais je vais sans doute me retrouver dans la peau d’un prof de BD pour la classe prépa d’une école d’animation, en banlieue parisienne (« more later », comme on dit). Donc, visiblement, moi et les écoles, c’est tumultueux ! Personnellement, je considère que le seul truc que les écoles peuvent apporter, c’est le réseau. Une bonne école, bien entendu, enseignera les trucs et astuces de la technique, mais surtout, offrira aux étudiants la possibilité de rencontrer des professionnels, de faire des stages, de bosser en atelier, d’aller rendre visite à des studios, ce genre de choses. C’est une chose d’apprendre la technique et de devenir un kador du crayon. C’en est une autre d’avoir les premiers contacts pour mettre le pied à l’étrier. Je dis toujours qu’entre le mec pété de talent qui ne connaît personne et le mec pas très doué qui connaît tout le monde, celui qui s’en sortira mieux, c’est le second. J’en suis convaincu. C’est comme l’adage des juristes : « pour gagner ton procès, tu as le choix entre l’avocat qui connaît la loi et l’avocat qui connaît le juge ». Donc si j’ai un conseil à donner aux gens qui veulent faire une école, c’est de faire la liste des avantages professionnels de cette école : elle est connue ? combien de gars elle case dans des boulots professionnels par promotion ? qui sont les profs ? des gens publiés, de vrais pros ? qui est sorti précédemment de cette école ? L’école permettra de rencontrer des gens. C’est le truc qui change tout, le détail qui change tout. Parce que, en définitive, la meilleure école, c’est sur le tas.

-Bon, t'es toujours aussi bavard ??? Et oui, avant même de lire tes réponses, je sais qu'il y en aura des tartines !!!

Non.

En fait, si. Assez souvent. Mais d’une part, j’aime bien donner des réponses complètes et précises, et d’autre part, il y a tout de même un certain plaisir à écrire, en règle générale. Et répondre aux questions d’une interview par mail, c’est aussi écrire. Personnellement, moi, j’aime écrire, soigner les phrases, ciseler, faire attention à l’orthographe, au rythme, à l’énonciation, au vocabulaire. C’est sans doute à des réponses comme ça que je me ravis d’avoir embrassé la carrière de scénariste : les mots, c’est vraiment là que je m’éclate le plus.

-Rentrons un peu dans le cas précis qui t'amène ici. Tu as développé une superbe gamme de manuels de la BD aux éditions Eyrolles.

En fait, il y a trois ans, Eyrolles m’a contacté, via Jean-Paul Jenequin, pour faire un nouveau bouquin sur « comment faire de la BD ». L’idée était de marcher sur les traces des deux livres de Duc. Eyrolles avait remarqué que ses deux tomes figuraient toujours dans toutes les bonnes bibliographies, mais qu’ils étaient difficiles à trouver (je crois que l’un des deux est épuisé). De plus, les responsables éditoriaux estimaient que ces deux bouquins commençaient à dater et qu’il était temps de proposer quelque chose de nouveau. Enfin, le dernier argument, c’était qu’Eyrolles traduisait beaucoup de manuels et de guides de provenance étrangère, pour la plupart japonaise, mais aussi américaine et anglaise. Et ils cherchaient un bouquin qui parle de la BD franco-belge, et notamment du « gros nez » (mais pas seulement). Dans les discussions préparatoires du projet, deux choses se sont dégagées. D’une part, le travail de la BD est tel, en termes de quantité mais aussi de spécificité professionnelle, qu’un seul bouquin n’y suffirait sans doute pas. J’ai donc proposé de faire un livre par étape de travail, ce qui permet de bien sérier les problématiques et d’offrir au lecteur une approche en fonction de ce qu’il cherche : si quelqu’un se sent l’âme d’un scénariste, il a son livre, mais si quelqu’un veut se lancer dans le dessin, il a son livre aussi. D’autre part, l’orientation « gros nez » et franco-belge m’a amené à proposer un illustrateur plus directement lié à ce style, afin de personnaliser la collection et de la distinguer de l’offre générale. En effet, Eyrolles publiait des livres expliquant comment faire de la BD, mais souvent, c’était des livres anglophones détaillant les rouages du comics ou du graphic novel, et là, ils cherchaient quelque chose de plus européen. C’est là que Sylvain Delzant, qui est illustrateur de presse, intervient : il a créé Flynn, une mascotte qui suit le déroulement des bouquins et qui, en quelque sorte, met en scène ce que l’on raconte, illustre les chapitres.

- Peux-tu nous en parler un peu en détail stp ?

Au fil de la réalisation, on a un peu évolué. Déjà, l’iconographie dépasse et de loin le « gros nez » ou la « ligne claire ». Je fais appel à des amis afin de montrer comment ils travaillent et d’illustrer avec des cases de leurs productions. Ça rend les ouvrages très riches, et ça permet d’élargir le spectre, de sortir un peu du « gros nez » un peu franco-français. De fait, visiblement, ça marche, parce que certains éditeurs étrangers (notamment espagnols) semblent intéressés par les livres pour les éditer dans leur pays. Rien n’est encore fait, mais les contacts semblent pris. On a aussi introduit une rubrique, intitulée « le témoin », où un auteur vient répondre à des questions que je lui pose et qui éclairent le contenu du chapitre où il intervient. En gros, il vient évoquer ses trucs et astuces personnels. Cela permet de faire entendre un autre son de cloche que le mien, de montrer la variété des méthodes, et de ne pas enfermer le bouquin dans une seule vision unique. Je trouve cela très pédagogique : le lecteur qui cherche des renseignements ne sera pas enfermé dans une seule méthode, mais pourra essayer plusieurs façons de faire, afin de développer sa propre manière. Par exemple, dans le Manuel consacré au storyboard, j’insiste sur l’importance de cette étape, mais Éric Hérenguel, quant à lui, précise qu’il ne fait jamais de storyboard, ou alors seulement quand il a besoin de résoudre des scènes difficiles. Cette rubrique plus les images reproduites donnent plein de pistes pour les bédéastes amateurs. Car, oui, j’en profite pour pousser un peu un mot que j’aime beaucoup : « bédéaste ». Pour « auteur de BD ». Je trouve ça classe, sonore, parlant, ça évoque « cinéaste » ou « vidéaste », j’aime bien, alors je le mets partout ! Et puis, le dernier truc qu’on a mis en place à partir du deuxième Manuel de la BD, c’est de montrer, à la fin du bouquin, l’évolution de la réalisation d’une BD en fonction du sujet du tome. La BD s’appelle Cuivremonde, il s’agit d’une histoire courte que je réalise avec Geyser (c’est notre deuxième bébé après Omnopolis). Dans le tome consacré a scénario, le lecteur peut lire le scénario de Cuivremonde ; dans le tome suivant, il peut en voir le storyboard ; dans le suivant, il découvre les crayonnés… et ainsi de suite. La version complète sortira dans le volume consacré au lettrage. La collection avance bien. On a déjà cinq bouquins dans les rayons des libraires, respectivement consacrés à la création de l’univers, au scénario, au storyboard, au dessin et à l’encrage. Je viens de relire les premières maquettes du sixième Manuel, consacré aux couleurs. C’est un tome qui m’a demandé plus d’effort que les autres, parce que je suis nul en couleurs, je n’y connais pas grand-chose, tant en termes de goûts qu’en termes de technique. Donc j’ai demandé à plein de gens, mais je me suis également reposé sur les épaules solides de mon éditrice, Nathalie Tournillon, qui a l’œil pour dénicher mes âneries, et qui, en plus, peint, durant ses loisirs. Donc elle s’y connaît pas mal et peut pointer les approximations, les trucs qui manquent… Ce Manuel est celui qui, selon moi, aurait peut-être mérité un cahier de plus, histoire de caser plus d’informations. Il est très dense, il contient plein de témoignages, et j’ai réussi à rassembler plein de documentation : des bleus de coloriage, des huiles, des gouaches, du feutre, des « step by step » de colo informatique… Bref, il est très chouette, et devrait être disponible en janvier prochain pour Angoulême. Je commence à travailler sur le septième volume, qui devrait clore la collection, et qui sera consacré au lettrage, l’enfant pauvre de la BD franco-belge. Il y a plein de choses à préciser, plein d’exemples à donner, sur les sens de lecture, la place des bulles, la manière de gérer les flèchages de bulles, ce genre de choses. Là aussi, comme pour le Manuel sur les couleurs, je vais essayer de mettre en lumière les techniques traditionnelles (feutre ou bic ?) et les techniques informatiques (Photoshop ou X-Press ?). Ça sera du travail, mais je connais nettement mieux le sujet, je sais dans quelle direction aller. Les Manuels de la BD, chez Eyrolles, sont des ouvrages de 96 pages, qui passent en revue les métiers de la BD. Ils sont vendus entre 20 et 22 euros pièce, et sont disponibles partout, pas seulement dans les magasins de beaux arts (genre Graphigro), mais aussi chez les libraires généralistes et BD. Mais on sait ce que c’est, les libraires n’ont pas toujours la place de tout mettre en rayon et de tout réassortir en temps et en heure. Donc si vous ne voyez pas les Manuels de la BD en rayon, n’hésitez pas à commander auprès de votre libraire. Et vous pouvez commander en ligne sur le site d’Eyrolles ( http://www.eyrolles.com/ ). C’est un sacré défi, cette collection. Effectivement, on marche derrière le bouquin de Duc, qui est peut-être daté sur la couleur, mais qui reste une sacrée référence concernant le dessin, la composition, le découpage. Et puis, il y a de plus en plus de bouquins sur le sujet. Le Petit livre rouge du storyboard, de Vatine, montre bien l’intérêt du lectorat pour des bouquins techniques pointus. Donc faut être à la hauteur. Pour l’instant, j’ai de bons échos. Les professionnels aiment bien, apparemment. Fabien Vehlmann m’a fait un jour un excellent compliment : il m’a dit que c’est le type de bouquin qu’il aurait aimé trouver quand il s’est lancé dans le métier il y a des années. Venant d’un mec aussi doué que lui, c’est un sacré compliment, ça ! À Angoulème, dans un mois et demi, on fêtera les deux ans du premier Manuel. Ce sera l’occasion de voir si l’intérêt du public est toujours aussi vigoureux. On aura une nouveauté, un flyer promotionnel, une présence de plusieurs auteurs sur le stand, donc on va essayer de pousser la machine !

- « Plusieurs auteurs » ?

Oui, parce que j’ai oublié de dire que, parallèlement aux Manuels de la BD, j’ai aussi supervisé un bouquin intitulé Créez vos super-héros, qui se veut une typologie du genre super-héros, accompagnée de quelques trucs et astuces. Vous voulez créer vos justiciers masqués ? Il faudra leur donner un costume, leur trouver un nom, apprendre à les faire bouger… Dans Créez vos super-héros, j’ai développé un classement des super-héros (le justicier, le surhomme, l’homme de flamme…) et les dessinateurs ont montré un exemple à chaque fois, illustré par des extraits de BD et par des rubriques qui répondent à des questions (« quel nom lui donner », « quel costume lui dessiner »). Le tout est encadré par une première partie qui montre comment mettre en scène les super-héros, et par une dernière partie qui est en fait une BD de cinq pages, dessinée par cinq dessinateurs différents, afin de montrer que les super-héros peuvent se plier à plein de styles différents. Tu es au courant, puisque tu fais partie des auteurs qui ont été sollicités, avec Christophe « Les Apatrides » Malgrain, Jean-Jacques « Groom Lake » Dzialowski, Sylvain « Almanach Vermot » Delzant et Jean-Marie « Grimoire des Fééries » Minguez. Les super-héros des différentes fiches ont été dessinés par Chris Malgrain et Jean-Jacques Dzialowski, et les couleurs de l’ensemble du bouquin ont été réalisées par Fred Vigneau, du studio Makma. Que dire de plus ? Ah oui, que la couverture a été dessinée à quatre mains par Chris et JJ, et que tu connais bien la coloriste, Serial Color, qui a réussi à illuminer cette illustration dans des conditions assez rodéo. Un sacré boulot, beaucoup de préparation en amont, mais un joli défi et, au final, un chouette bouquin.

-Et à part ta vie de concepteur de manuels, tu es toujours auteur de BD ? Quelles sont tes actus, et tes projets ??? Dis-nous tout !

En fait, j’en suis arrivé à un point où toutes mes activités tournent autour de la BD et de l’écriture. Je fais des ateliers BD, par exemple, même si, comme je l’ai dit plus haut, je suis en train de passer d’une formule à l’autre, en ce moment (et donc, je suis moins sur la route, ces derniers mois, je passe davantage de temps devant mon ordinateur…). C’est très intéressant, parce que ça permet de formaliser des questions théoriques et pratiques que se posent les amateurs, et donc de verbaliser des réponses. Plutôt que de dire « c’est comme ça », faut trouver une manière de faire comprendre aux gens, et pour moi, ça m’est utile au moment de la rédaction des Manuels (mais aussi dans mon boulot de scénariste). La deuxième partie de mon activité, c’est les conférences et les formations. Je suis régulièrement appelé pour donner des conférences auprès de différents publics. La dernière fois que j’ai fait ça, c’était il y a un mois, à la fac de Clermont-Ferrand, devant un public de bibliothécaires, de libraires et de documentalistes. Le sujet, c’était « la lecture de la BD », et avec mon conférencier (Zaitchick, qui traîne sur différents forums, dont superpouvoir.com, et qui, dans la vraie vie, est enseignant), on a évoqué les lignes de lecture, le lettrage, la composition des planches, le sens de circulation du regard, les séquences silencieuses, la diagonale gauche/droite, ce genre de choses… Il m’arrive de donner des formations à différents publics professionnels, sur des sujets variés comme « qu’est-ce qu’un graphic novel », « y a-t-il une BD européenne » ou « l’histoire des comics ». J’ai aussi dans ma besace d’autres conférences dont je suis assez fier, par exemple « l’œuvre de Will Eisner » ou encore « la figure de l’inventeur dans la BD ». Depuis presque deux ans, j’écris aussi pour les jeux vidéos. Si tu vois passer les pubs télé pour Léa Passion : Maîtresse d’école, tu penseras à moi ! Pour l’essentiel, ce sont des dialogues, soit des dialogues de jeu en cours de développement, soit des rewritings de dialogues déjà prêts mais pas satisfaisants (trop longs, pas assez caractérisés…), soit des traductions pour des localisations sur le marché francophone. Je bosse en tandem avec Alex Nikolavitch. Notre travail nous mène souvent, aussi, à écrire des scènes entières, pas seulement en termes de dialogues, mais aussi en termes d’animation, de caractérisation (auquel cas on travaille avec les outils des designers 2D : la gueule des personnages, les attitudes au catalogue, tout ça…). Enfin, on a fait de la fiche personnage, ce genre de choses. Les jeux vidéos ont quelque chose de frustrant dans le sens où tu mets plein d’énergie et d’informations dans tes documents, mais pour de multiples raisons (pas la place, pas le temps, pas le budget…), plein d’idées finissent dans les placards. Ça enseigne l’humilité, mais aussi l’économie de moyens. Quand tu travailles pour la Nintendo DS, et que les dialogues doivent caractériser le personnage, filer de l’information au joueur, aller vite et rentrer dans le format de l’écran inférieur, tu apprends à faire sobre !

- Et donc, dans les interviews web, tu te venges et tu causes, tu causes, tu causes… Et la BD, dans tout ça ?

Et puis j’ai bien entendu mon activité de scénariste. Je suis assez content en ce moment parce que, après avoir fini le sixième Manuel, je peux me consacrer pleinement, en tout cas pour quelques semaines, à l’écriture de fiction. Le troisième Omnopolis est chez l’imprimeur (j’ai demandé à l’équipe de Bamboo de checker de près les pages, vu que je ne vais pas au calage du bouquin…). Je viens de finir d’écrire pour toi le script du deuxième 42, dont tu as déjà réalisé quelques pages et qu’il me tarde de voir développé. Deberg, le dessinateur des Policiers chez Clair de Lune, m’a demandé l’année dernière de lui écrire le troisième tome, parce qu’il séchait un peu. Là, il en est à une trentaine de pages dessinées, on arrive au bout de cet album qui devrait sortir au primtemps 2009. J’ai envoyé un nouvel épisode de Mickey à Jean-Luc Cochet, du Journal de Mickey, et je dois passer à l’épisode suivant. Avec Thierry Olivier, on s’est lancé dans une série parodique des polars scientifiques genre Les Experts, qu’on destine à Pif-Gadget, mais je n’ai pas de nouvelles de François Corteggiani : peut-être qu’il trouve ça nul ! Plus loin, j’ai quelques projets. Deux polars co-écrits avec Alex Nikolavitch, deux comédies dessinées par Jean-Jacques Dzialowski (mais JJ n’avance pas sur les pages d’essai), un projet que je destine à « Soleil Celtic », en co-écriture (mais pour l’instant, ça coince avec le dessinateur, qui est encore un peu jeune : je suis persuadé qu’il lui faudra quelques pages de plus pour être vraiment au top, donc ça ne va pas tarder), un autre projet SF en co-écriture, que je suis en train de refondre en profondeur, et qu’on destine à la collection « Néopolis » chez Delcourt, et un projet de thriller historique avec Luca Erbetta. Sans compter un pitch qui a bien plu à un directeur de collection, j’ai écrit quelques pages de démo mais, pareil, le dessinateur traîne la patte. Tous ces projets sont plus ou moins avancés, et sont donc à l’état de développement. Et, tel que je connais le marché, la vie, l’univers et le reste, si ça se trouve, demain on me demandera de faire autre chose, de me lancer sur un autre projet, et ce sera ce projet sorti de nulle part qui verra son aboutissement. Ce sont des métiers où l’on prépare beaucoup de choses en même temps, et parfois la réussite vient de là où on ne l’attendait pas !

-Merci amigo ! Tu piques et on se velcrotte quand on se bise, mais c'est bien cool de te compter dans ma smala! :)

Bah moi ça me fait bien plaisir d’en mettre des tartines. Ça t’apprendra à me dire que « j’avais la place » ! Encore merci pour l’invitation !!!

Interview de Serial Color, une coloriste débutante, par ma pomme.

Hop hop hop, salut les enfants! Alors, j'ai tendance à faire de la promo à tout va pour tout le monde, ce serait un comble que je n'en fasse pas pour ma chère moitié qui vient de se lancer dans le fantastique métier de coloriste. Elle n'est à plein temps que depuis fin Juillet, et elle bosse la bougresse!!! C'est que je veille au grain ! ha ha ha( Rire de gorge macho à tout rompre, les pieds plantés dans le sol, et les poings sur les hanches). hum, passons... Bref, voici une ch'tite interview pour que, après les impressions d'un coloriste confirmé, à savoir Seb Lamirand, vous ayez les impressions d'une coloriste qui se lance.

Cette interview sera conclue par la mise en couleurs que Serial Color à faite de mon illue des filles de Soleil 2009.

Voilà, c'est bientôt fini pour mon intervention sur ce blog, ll ne me restera que deux posts à faire. Un sur un super focus sur la série Tessa-42, et une interview du directeur de collection-auteur des manuels de la BD aux éditions Eyrolles, histoire que vous puissiez vous y mettre vous aussi si ce que je vous ai montré vous a démangé!;)

Passons donc à l'interview!

Bonjour Serial Color!

Bonjour Louis :)

-C'est quoi ton prénom? Serial ou Color??? uh uh uh?

Ouarf ouarf :)

-C'est quoi ton job dans la BD ?

La couleur. Ce qui donne de la vie à une planche :)

-T'as fais une école ?

J'aurais adoré :) Mais non...

-C'est quoi le plus dur dans ce boulot pour toi ?

Le plus dur de tout ? La patience : et particulièrement, le fait de ne pas céder à la faiblesse de torcher une planche quand on a des blocages sur une case. Continuer à rester soigneux et à perfectionner toujours son travail. C'est ça le plus crevant :)

-C'est quoi que tu kiiiiiiiifffes le plus ???

La reconnaissance des pros ;) Enfin, je l'ai pas encore vraiment parce que je débute, mais les encouragements de certains sont super valorisants et donne la niak. Ca me fait drôle d'ailleurs car dans mon ancien job de salarié d'une grosse boîte la reconnaissance y en avait jamais... Et le fait de gagner à la sueur de son front chaque nouveau contrat. A chaque fois c'est une remise en question ;) Mais ça motive. Sinon si tu parlais du genre de bd que je kiffe en tant que lectrice, ce sont les bd de genre.

-Tu débutes, ok, mais pour qui a tu déjà bossé ? Magazines ? Bds??? Oui quelques illus en presse, quelques ex-libris, des ptits trucs quoi, et un conte de 14 pages sur le tome 10 des Contes du Korrigan.

-Quelles sont les types de BD que tu aimerais le plus faire ? Des bd réalistes, polars particulièrement, ou de genre horrifique. Sinon je prends tout hein, si vous m'entendez amis auteurs à la recherche de coloriste... je suis pas difficile (la fille opportuniste à mort) :)))

-C'est pas trop dur d'être une femme d'auteur, qui se lance ? T'as pas trop peur des étiquettes ou qu'on te dise: "ouh, la pistonnéee"??

haaaan si c'est trop dur :) Sérieusement je pense qu'il y a pire dans la vie non ? :) Et puis n je me suis mariée de mon plein gré donc ça va je souffre pas trop :p Sérieusement, je pense qu'on ne fait pas le même métier (je serai incapable de dessiner, donc aucune frustation à ce niveau là), et que je suis jugée sur mon boulot et non sur la valeur du nom de mon mari... Etant donné le coût d'un budget colo sur un album, ça m'étonnerait qu'un éditeur me prenne uniquement pour faire plaisir à mon mari, s'il court le risque que l'album ne marche pas... enfin je dis ça je sais pas hein, je suis peut- être cynique... Pour en revenir aux étiquettes, on pourra jamais empêcher les gens d'en coller quoiqu'il arrive, alors j'adopte la philosophie touareg : les chiens aboient et la caravane passe...

-C'est sympa de bosser en atelier en couple ??? Pas trop dur de mélanger vie privée et vie professionnelle ?( on leur dit qu'on nous l'a demandé un paquet de fois celle là? uh uh uh).

Oui et toute la vie on nous le demandera :) Bah non... pas plus que le fait de vivre à deux. Mais il est vrai qu'il existe des couples qui se supportent pas quand ils sont réunis :))) Mais c'est pas notre cas, donc ça roule.

- Ou peux-t'on trouver tes créations ?

Euh... sur le oueb, ici plus exactement :

http://serial-color.blogspot.com/

Merci à toi ma p'tite femme! Aller, au boulot main'nant! c'est fini la rigolade!!! Ksshh kshh kssh( leur dis pas qu'j'suis un vrai nounours en fait hein, j'ai une réput' de tyran à garder merde!!!;)

De rien mon ptit mari :) (ah ok, c'est là que je fais la femme soumise et apeurée alors hein... ;)

Encrage d'une case du Tessa tome 5 en vidéo.

Salut les enfants! Pour finir l'illustration du boulot d'encrage, j'ai essayé de vous faire une ch'tite vidéo. Bon, c'est pas de la super quali, et c'était mon appareil photo accroché avec une dragonne à ma lampe de bureau! Autant dire que c'était du bricolage total! Je joins ici deux photos du boulot juste après la fin de la vidéo. Ne pouvant mettre la vidéo ici directement, je mets un lien vers mon blog.

Vous pourrez voir qu'au besoin, je retrace sur mon clean quelques traits au bleu;) Je complète ce qui me manque quoi;) Et ensuite, hop hop hop, à l'encre!;)

Pour la viédo, copiez/collez le lien ci dessous dans une fenêtre de votre navigateur(Désolé, j'ai pas trouvé plus simple, l'activateur de lien ayant un bug):

http://tessa-42.blogspot.com/2008/12/vido-dun-encrage-du-visage-de-nitaar.html

Encrage planche 31 step by step, Part two.

Hop hop hop! Salut les enfants!!! Voici la suite et la fin du step by step de l'encrage de la planche 31 du Tessa tome 5!!! Alors, au niveau méthode, je procède toujours de la façon suivante. J'encre d'abord tous les persos féminins, en commencant par tesse si elle est là, en commencant par les persos en petit pour finir par les gros plans. Ensuite, je passe aux persos secondaires, mais quand j'en fais un, comme swidz, je fais tous les swidz, ainsi de suite, pour finir par les décors... J'y vais donc par couche, finissant par les aplats de noir, ce qui me permet de "doser" mes pages au fur et à mesure, et d'essayer de les équilibrer au mieux... Vala;) J'éspère que ca vous plaira;)

Fille de Soleil 2009. Making off du noir et blanc.

Salut les enfants! Bon, sortez les enfants, voici le step by step de ma fille de Soleil 2009;) C'est une kung fu punkette trashouille;) Voici déjà le noir et blanc. Je ferai un deuxième post pour la couleur;)

Je pousse un peu plus mes cleans sur les illues que sur les cases. Et sur le clean, je rajoute au bleu les éléments manquants. J'au mis un scan quasi fini ou on voit le bleu et le noir;) Pourle noir et blanc, c'est un scan bitmap en 600 dpi. Que je repasse en niveaux de gris, puis en 300 dpi, et enfin en cmjn... Pour les néophites, le bleu qui est en fait du cyan, dégage au scan bitmap qui ne prends que le blanc pur et le noir pur... Le cyan n'ayant pas de pourcentage de noir, c'est comme si le scanner le voyait pas....

Encrage planche 31 step by step, Part one.

Bonjour les enfants!! Bon, c'est partit pour l'encrage en direct de la planche 31 du Tessa tome 5... Alors, y'à le weekend qui arrive, ou je bosse moins, et la fille de Soleil à faire( que vous verrez en exclue) du coup, je pense la finir lundi.

Tout commence donc, une fois les crayonnés fait ( les épisodes précédents), par l'utilisation de la table lumineuse, ou je reprends fissa fissa les traits qui me conviennent des crayonnés. A part les visages, j'y vais un peu comme un goret, ca me sert juste de guide.

Une fois la partie dessins reportée, je m'occupper de tracer à l'arrache les emplacements des bulles. Pour cela, j'imprime mes textes au format sur une feuille.

Voici donc à quoi ça ressemble.

Passons à l'encrage! Patoune passe à l'action! Pensez à être habillé top bidochons, cocoon, confort quoi!!! les vieilles sappes bien amples sont top conforts! et faites péter les watts avec du bon son! J'avais du cypresse Hill et un chouilla d'Eminem dans les oreilles pendant ce premier épisode encrage! Bon, niveau technique, je trace les bulles ( 0,3 staedler) et les cases(0,7 staedler) en premier.

Et hop hop hop! Voilà!

Dans les prochains épisodes, vous verrez la suite!!!;)

Couv version finale.

Version finale;) Plein de micros retouches;) liposucion de la cuisse gauche de tessa, relifting de la droite( trop menue avant) recadrage de son oeil gauche, pleine de pétouille de ci de là... et le plus visible, l'épée énergétique que j'avais oublié de demander à Seb...;)

Oui, je sais, je sais, être auteur c'est souvent, aussi, être psycho et bugger sur des micros détails qu'on est les seuls à voir... Bon, j'aurai au moins fais un micro truc en couleur sur une de mes couvs comme ça!!! ha ha ha

Youpiiii!;)

Je viens de finir mon tome 5 au dessin!

"plus que" 16 pages à encrer pour le 16 Janvier! gasp!!!

Bon, tout ca pour dire qu'à partir de demain, je repasse à l'encrage, et vous aurez de nouveau du making of en toffs sur "comment qu'on fait" une planche;)

Interview de Sebastien Lamirand par ma pomme+ Making of colo d'une case du Tessa tome 5!

''Salut Seb!!!;)

- Ca roule?''

_ oui, tout va bien

-Il fait quel temps à Lille aujourd'hui???

_ euh, il pleut pourquoi?

-Comment se porte ma filleule préférée?? _ En pleine forme, elle est à l'école, la pauvre !!

''-Bon, rentrons dans le vif du sujet, t'es qui? tu fais quoi??? Présentes toi un peu!;)''

_ Sébastien Lamirand, 33 ans, coloriste de BD pour Soleil, je bosses sur kookaburra, les conquérants de troy et bien sûr TESSA

-As-tu fais une école pour devenir coloriste BD??

_Non, je suis autodidacte

-Ou as-tu commencé? Et pour qui?

_j'ai commencé par le marché américain, chez Image commics, sur venture, un demi épisode, et ensuite des histoires courtes sur noble cause, j'ai ensuite fait 3 numéros d'une série qui n'est jamais sortie chez vipercomics

-Sur quoi préfères-tu bosser, planches ou illues? Les deux???

_Les deux finalement, ce n'est pas la même chose, sur une illu, j'ai tendance à mettre plus de détails, dans une planche, c'est la narration qui compte

-Qu'est ce qui est le plus dur à gérer? Illu ou planche???

_les couvertures, c'est ça le pire, argl

-Avec quel matériel travailles-tu? dis-nous tout!

_avec un vilain PC, un écran plat et le logiciel que tout le monde utilise ;-)

-Sur quelles séries travailles tu actuellement???

_Tessa, kookaburra et kookaburra universe, conquérants de troy, et cette année, j'ai fait les retouches et effets spéciaux d'ythaq t6 et comme tous les ans depuis 4 ans de lanfeust

-Des projets à révéler en exclue pour Bd'Gest???

_même pas, j'attend

''-As-tu envie de toucher au dessin, au scénar, ou es-tu pleinement épanoui dans ton art??''

_oui, j'ai des envies de scénar et de dessin mais pas le temps pour les réaliser pour le moment, bientôt j'espère

-Qu'est-ce qui est le plus dur, à ton avis, pour un coloriste ?

_respecter le dessin et servir au mieux l'histoire

-A contrario qu'est ce qui est le plus agréable???

_les effets spéciaux qui en jettent et qui sont faciles à faire

-Combien d'heures travailles-tu par semaine??

_40 heures environ, je ne compte pas, les soirées télé sont rares

-Ton rêve le plus fou, en BD... _un album complet scénar, dessin et couleur

''-Y a t'il une question que tu aurais aimé que je te pose et que j'aurai oublié???''

_oui, pour tu sais quel projet, mais bon, ne forçons pas les choses, il faut attendre éhéhéhé

''Merci Seb!! Et ne pars pas sans nous filer un petit WIP( Work In Progress);)''

_de rien ;-) Louis

voici comment je procède (en gros) pour mettre en couleur une case de tessa D'abord je commence par les selections, il s'agit de poser les couleurs en "à plat", ça aide pour poser les ambiances et aussi pour la suite, en gardant une copie dans les couches, pour selectionner les zones à travailler sans déborder

première étape, le rendu des persos qui ne sont pas dans la zone de flashback (le fond) fastoche pour le moment, un coup de plus clair par ci, un coup de plus foncé par là et hop nous voilà avec un rendu en volume

pour le flashback, je commence par le fond d'espace, des gros coups de pinceaux pour placer les zones sombres et claires

un petit calque au dessus en mode "couleur" pour délimiter les zones colorées des sources de lumière

ensuite on ajoutes des détails, un peu de texture faite maison, et les étoiles

oops, j'ai fait ma capture d'écran un peu tard, j'ai déjà avancé pas mal, en toute logique, les personnages subissent l'influence des sources lumineuses les entourant, donc source rose, lumière rose sur le perso, ici une petite contre- lumière verte, pour faire ressortir le personnage du fond

j'ai déjà traité quelques effets spécieux ici sur la gemme, et sur le perso de droite ainsi que sur les explosions, un calque en mode "superpositions" au dessus du calque du dessin n&b et voilà la case terminée, j'ai teinté les traits et éclairci toute la zone pour que le premier plan (non flashback) s'en détache bien, j'ai aussi "bleuté" la zone pour unifier le tout

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